Une Assemblée Générale pour dénouer la crise à la LDGL

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Des résolutions unificatrices arrêtées et des nouveaux dirigeants élus par les associations membres

Les vendredi 02 et samedi 03 octobre 2015, les associations membres de la Ligue des droits de la personne dans la région des grands lacs, LDGL, ont tenu leur Assemblée Générale ordinaire élective à l’Hôtel Cap Kivu de Goma dans la province du Nord-Kivu en RD Congo. Sur les 29 délégués invités, 21 ont répondu présents. Il s’agit des représentants de 15 organisations membres, 3 membres du Comité Directeurs et 3 autres du Conseil de Surveillance sortants.

 

L’ordre du jour portait six points, à savoir :

-          Présentation et adoption des rapports narratifs d’activités et financier 2014 ;

-          Analyse de la situation des droits de l’homme dans la Région des grands lacs ;

-          Présentation des stratégies de renforcement et de redynamisation de la LDGL ;

-          Elaboration d’une ébauche de renforcement organisationnel ;

-          Elections de nouveaux membres du Comité directeur et du Conseil de surveillance.

 

Cette Assemblée Générale convoquée pendant que cette plate-forme régionale est minée par une période relativement longue de crise interne et après que les mandats des membres du Comité Directeur et ceux du Conseil de Surveillance en place soient entrés en dépassement respectivement de 1 et de 18 mois à compter de leur élection le 07/09/2012.

 

 

En effet, une crise s’est installée entre les membres du Comité directeur et un dysfonctionnement sans précédent des organes caractérise les organes statutaires de la LDGL, surtout à cause de l’opposition du Président de permettre au Conseil de Surveillance de procéder à l’audit interne, de son refus répété de convoquer les réunions des organes dont le Comité directeur et l’Assemblée générale, et après que, de manière solitaire, il ait successivement pris la décision de suspendre le deuxième Vice-Président, de résilier le contrat du Secrétaire Exécutif, de recruter du dehors de la structure un Secrétaire Exécutif ad intérim.

 

Au nombre des résolutions et recommandations salvatrices arrêtées quasi-unanimement par les membres présents, l’on note :

-          La déclaration de nullité de toutes les décisions prises par le Président sortant, monsieur Cyriaque Ndayisenga, en violation des textes réglementaires de la LDGL ;

-          L’engagement rapide du processus devant déboucher sur l’adoption des stratégies de renforcement organisationnel de la LDGL ;

-          La recommandation de commanditer urgemment un contrôle interne et un audit externe, dans la mesure du possible, afin de dégager des responsabilités sur la gestion de la LDGL au cours du mandat expiré et d’en partager les résultats avec les organisations membres et les partenaires ;

-          L’engagement du processus de révision des textes règlementaires (Statuts, Règlement d’Ordre Intérieur et Manuel des procédures administratives et financières) ; etc.

 

A ce qui concerne le renouvellement des animateurs des organes, en respect des dispositions réglementaires, 6 membres du Comité Directeur à raison de 2 par pays, et 3 membres du Conseil de Surveillance dont 1 par pays ont été élus pour des mandats respectifs de 3 ans et de 18 mois. Il s’agit de :

Comité Directeur :

-          Présidente : Mme Professeur Gertrude KAZOVIYO, Burundi ;

-          Premier Vice-Président : Innocent SIMBOMANA, Rwanda ;

-          Deuxième Vice-Président : Jules Joseph KANDJIRA, RD Congo, Sud-Kivu ;

-          Conseiller chargé aux affaires politiques et juridiques : Patrick SONGE, RD Congo, Nord-Kivu ;

-          Conseiller aux affaires socio-économiques ; Audace GAHIGA, Burundi ;

-          Conseiller à la communication et aux relations publiques : Félicien GASHEMA, Rwanda.

 

La RD Congo a carrément reconduit le mandat de ses délégués au Comité Directeur alors que les deux autres pays ont opté injecté du sang neuf dans l’équipe.

 

Conseil de Surveillance

-          Président : Raphaël UPELELE, RD Congo, Maniema ;

-          Secrétaire : Anaclet HAKIZIMANA, Burundi ;

-          Membre : Jean -Pierre RUTIKANGA, Rwanda.

 

Sans les citer nommément, les membres de la LDGL réunis en Assemblée Générale ont remercié fermement les partenaires qui ont accepté d’accompagner la LDGL dans la période de turbulences. Il sied de noter que la tenue de cette assemblée a bénéficié de l’appui technique et financier de deux organisations partenaires, à savoir GIZ et 11.11.11.

 

L’association Héritiers de la Justice, l’un des membres fondateurs de la LDGL, a, à travers son Secrétaire Exécutif monsieur Gérard Kwigwasa, pris une part active à ces assises de deux jours convoquées pour dénouer la crise et jeter des nouveaux jalons de la refondation de cet important réseau des droits humains dans les grands lacs africains.

 

Fait à Bukavu, le 03 octobre 2015

 

Héritiers de la Justice

Héritiers de la Justice (HJ) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs.
Créée en 1991, Héritiers de la Justice figure parmi les toutes premières organisations des droits de la personne, nées juste après la libéralisation des activités politiques et le début du processus de démocratisation au Congo (Zaïre a l’époque) et dans la Région des Grands Lacs en général.
Héritiers de la Justice a été fondée par trois personnalités de la Région, soucieuses du niveau de répression des populations civiles sous le régime dictatorial de Mobutu ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en milieux urbains.
Apres une étude menée sur le terrain dans quelques 30 villages du Kivu, Héritiers de la Justice était convaincu que c’est a cause du fait que la population était quasi totalement ignorante de ses droits et devoirs qu’elle était victimisee.
Actuellement Héritiers de la Justice travaille avec plus de 60 organisation à la base dans les villages et villes du Kivu en particulier et dans la région des Grands Lacs en général. Ses activités sont tissées au tour de 4 domaines principaux à savoir:

  • Formation et capacitation des leaders locaux;
  • Dissémination de l'information visant à éduquer la masse sur les questions des droits de l'homme;
  • Coéxistence et acceptation mutuelle entre les communautés, la promotion de la paix à travers la facilitation d'un dialogue intercommunautaire et
  • Enseignement des droits humains et la paix dans les écoles primaires et sécondaires ainsi que le travail de lobbying et advocacy aux niveaux local, régional et international.