Les parents d’élèves du Sud-Kivu expriment leur ras-le-bol: 2016 : année sans prime, 23 ans c’est trop

PDFImprimerEnvoyer

sovaldi sale helvetica, thumb sans-serif; font-size: 12pt; color: #993300;">Le Gouvernement doit s’assumer

 

ailment helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">Ce lundi 4/12/2016, l’artère principale de l’avenue PE Lumumba a vibré au rythme d’une marche de revendication de la fin de la prise en charge des enseignants par les parents à partir de l’année 2016. Cette marche a été organisée par la Synergie des associations des parents d’élèves et étudiants du Congo, et a été encadrée par la Police Nationale Congolaise.

 

Partie du bureau de coordination de la Société civile, cette marche a eu comme point de chute l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu.

 

Plusieurs messages ont été visibles sur les calicots, les bouts de papiers, les chapeaux et même dans les chansons de manifestants qu’on pouvait lire et entendre que c’est seulement en RD Congo que les parents payent la prime pour la scolarisation de leurs enfants.

 

Le mémorandum lu en intégralité par le Président de l’APEC (Association des Parents d’Elèves Catholiques) a été déposé sous les applaudissements des manifestants dans les mains de Mr. Baleke Kadudu, Honorable Président de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu.

Dans son speech, ce dernier a promis de soumettre les revendications des parents aux députés provinciaux. S’ils en font un projet d’édit, nous le soumettrons à l’Exécutif provincial, quitte à attendre les retombées, a souligné le Président de l’Assemblée provinciale. Mais aussi, il a dit aux parents à travers leurs comités des écoles de bien vérifier pour ne pas payer les frais aux enseignants partis travailler au Rwanda, au Burundi ou ailleurs, car c’est de l’argent que le comité des parents et les gestionnaires se partagent à l’insu des parents.

 

Dans ce mémo déposé, les manifestants ont souligné qu’il y a 23 ans que les parents portent ce lourd fardeau appelé « Prime » et qu’une tentative de résiliation de cet accord a eu lieu en 2010 par un nouvel accord signé entre les parents et les enseignants dans l’enceinte de la Société civile où la prime a été enterrée pour la première fois.

 

Cette action a mobilisé le ministre Maker Mwangu à venir à Bukavu dans le but de casser la position des parents et enseignants. Il a été constaté que le paiement de la prime, selon le PIE (Plan Intérimaire d’Education), a causé à ce que plus de 7 millions d’enfants et adolescents inclus dont l’âge varie entre 7 et 17 ans ne pouvaient plus fréquenter l’école.

 

Pour éviter qu’il y ait des enfants qui étudient et d’autres débarqués de l’école par manque des frais scolaires (d’argent de la prime), les parents d’élèves encadrés par leurs associations (ANAPECO, APEC, APEP) se conformant à l’esprit de la Constitution (art : 42, 43, 44, 60 et 62), de la loi cadre n° 14/004 (art. 23, point 3 et 4), art. 24,32,33,34,73 et 76 et du Plan Intérimaire de l’Education (PIE) poussent le gouvernement national à amener l’enveloppe salariale de l’enseignant sans échelons à un minimum de 300.000FC dans le but de mettre fin au système de paiement de la prime pour que le budget 2016 reflète des signes nouveaux et favorables aux parents et surtout aux enseignants. Surtout que les parents ne paieront plus la prime au personnel enseignant ainsi que les frais d’organisation de TENAFEP et des EXETAT.

 

En conclusion, après la marche et le dépôt du mémo, les manifestants sont rentrés au bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu où il leur a été dit qu’une équipe a été mise sur pied pour étudier les stratégies afin de faire le suivi de résultats de cette manifestation. Le modérateur a signalé qu’il faut que tout le monde paie les frais du 1er trimestre mais pas pour les deuxième et troisième trimestres moins encore pour d’autres frais. Cette action fera l’objet d’une vérification en janvier par l’équipe restreinte qui va communiquer aux parents d’autres modalités à suivre.

 

L’asbl Héritiers de la Justice demande aux autorités de pouvoir développer des mécanismes efficaces pour arriver à relancer la formation scolaire des enfants en vue de redorer la considération des élèves et étudiants congolais sur l’échiquier international.

 

Bukavu, le 14/12/2015

 

Héritiers de la Justice

Héritiers de la Justice (HJ) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs.
Créée en 1991, Héritiers de la Justice figure parmi les toutes premières organisations des droits de la personne, nées juste après la libéralisation des activités politiques et le début du processus de démocratisation au Congo (Zaïre a l’époque) et dans la Région des Grands Lacs en général.
Héritiers de la Justice a été fondée par trois personnalités de la Région, soucieuses du niveau de répression des populations civiles sous le régime dictatorial de Mobutu ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en milieux urbains.
Apres une étude menée sur le terrain dans quelques 30 villages du Kivu, Héritiers de la Justice était convaincu que c’est a cause du fait que la population était quasi totalement ignorante de ses droits et devoirs qu’elle était victimisee.
Actuellement Héritiers de la Justice travaille avec plus de 60 organisation à la base dans les villages et villes du Kivu en particulier et dans la région des Grands Lacs en général. Ses activités sont tissées au tour de 4 domaines principaux à savoir:

  • Formation et capacitation des leaders locaux;
  • Dissémination de l'information visant à éduquer la masse sur les questions des droits de l'homme;
  • Coéxistence et acceptation mutuelle entre les communautés, la promotion de la paix à travers la facilitation d'un dialogue intercommunautaire et
  • Enseignement des droits humains et la paix dans les écoles primaires et sécondaires ainsi que le travail de lobbying et advocacy aux niveaux local, régional et international.