Examen national de fin d’études primaires

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nurse helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">Des élèves de 8 écoles de Shabunda soumis à des traitements inhumains et dégradants par un délégué de l’Enseignement

Les élèves de 8 écoles primaires du territoire de Shabunda dans la province du Sud-Kivu n’ont pas pu passer l’Examen National de Fin d’Etudes Primaires, en sigle ENAFEP, aux jours prévus par l’Etat congolais pour la bonne et simple raison que le délégué de l’Inspection primaire et secondaire basé à Lulingu, en l’occurrence monsieur Maamuzi Katego, s’est rendu à Nzovu avec un retard de deux jours. Il s’agit des élèves des écoles primaires ci-après : Byasese, Mwanzo, Masasaga, Nzovu I, Nzovu II, Kasilu, Baraka, et Idinga.

L’ENAFEP a eu lieu sur toute l’étendue de la province du Sud-Kivu les mercredi 1er et jeudi 02 juin 2016. Mais à cause du retard de monsieur Maamuzi, les élèves des écoles précitées n’ont passé cet examen que le dimanche 05 et le lundi 06 juin 2016. Mais dans quelles conditions ?

Le dimanche 05 juin 2016, le délégué de l’inspection de l’enseignement s’est d’abord lancé dans le contrôle du paiement, par les candidats, des frais de participation auxdites épreuves alors qu’un communiqué de sa hiérarchie défendait de chasser les élèves pendant la période d’examens. Les élèves n’ont pu entrer dans les salles pour passer l’examen proprement dit que vers 17h00. Or, parmi eux, certains habitent à 7 km, d’autres à 5 km de Nzovu-Centre où ils sont venus passer ces examens. A la tombée de la nuit, on a dû recourir à des lampes à pétrole pour servir d’éclairage, faute de courant électrique. Ils ont terminé les épreuves prévues pour cette première journée vers 21h00. Comme conséquence, ces petits enfants ne pouvaient plus rentrer chez eux. Ils ont dû passer la nuit vaille que vaille chez des proches ou de simples connaissances.

Egalement, à leur entrée dans les salles d’examens, ils étaient déjà non seulement stressés mais aussi fatigués et affamés.

Ce lundi 06/06/2016, au lieu de permettre aux candidats de commencer les épreuves prévues la deuxième journée le matin, selon nos sources, monsieur Maamuzi s’est mis à faire payer la somme de 1000 FC à chaque élève pour son transport personnel. Ainsi, selon ces mêmes sources, les élèves sont entrés dans les salles vers 13h00. L’examen a pris fin le soir vers 17h00, ce qui n’a pas permis à la plupart des enfants venus de loin de regagner leurs domiciles. Seuls un petit nombre de téméraires ont, à leur risque et péril, pris de courage de rentrer chez eux malgré l’insécurité qui persiste ces derniers temps dans le territoire aux prises à l’activisme des divers groupes et milices armés dont les Raïa Mutomboki.

 

Un défenseur des droits humains qui s’est senti choqué par ces traitements inhumains que monsieur Maamuzi a infligés aux enfants l’a approché afin de dénoncer cet état de chose. Son interlocuteur ne l’a pas entendu de cette oreille et a plutôt crié à la menace. De là, il aurait même écrit un rapport à adresser à sa hiérarchie.

 

L’asbl Héritiers de la Justice s’insurge contre ces violations des droits des enfants dans la mesure où l’envoyé de l’inspection a non seulement exigé le paiement des frais illégaux mais encore il a délibérément retardé les examens et a soumis ces pauvres enfants à des traitements inhumains et dégradants.

 

C’est pourquoi, l’Association exige que les responsables de l’enseignement primaire et secondaire en province du Sud-Kivu diligentent une enquête sur ce cas et que des mesures disciplinaires soient prises à l’endroit de ce préposé de l’Etat véreux. Aussi, l’inspection de l’enseignement devra-t-elle amener son agent à restituer aux parents desdits élèves l’argent qu’il a indûment perçu. Une fois prises, de telles mesures sont de nature à sanctionner les fautifs et à décourager d’autres agents et fonctionnaires de ce secteur vital de la vie nationale hantés par des antivaleurs.

 

Bukavu, le 07/06/2016

 

Héritiers de la Justice, asbl

 

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Héritiers de la Justice (HJ) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs.
Créée en 1991, Héritiers de la Justice figure parmi les toutes premières organisations des droits de la personne, nées juste après la libéralisation des activités politiques et le début du processus de démocratisation au Congo (Zaïre a l’époque) et dans la Région des Grands Lacs en général.
Héritiers de la Justice a été fondée par trois personnalités de la Région, soucieuses du niveau de répression des populations civiles sous le régime dictatorial de Mobutu ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en milieux urbains.
Apres une étude menée sur le terrain dans quelques 30 villages du Kivu, Héritiers de la Justice était convaincu que c’est a cause du fait que la population était quasi totalement ignorante de ses droits et devoirs qu’elle était victimisee.
Actuellement Héritiers de la Justice travaille avec plus de 60 organisation à la base dans les villages et villes du Kivu en particulier et dans la région des Grands Lacs en général. Ses activités sont tissées au tour de 4 domaines principaux à savoir:

  • Formation et capacitation des leaders locaux;
  • Dissémination de l'information visant à éduquer la masse sur les questions des droits de l'homme;
  • Coéxistence et acceptation mutuelle entre les communautés, la promotion de la paix à travers la facilitation d'un dialogue intercommunautaire et
  • Enseignement des droits humains et la paix dans les écoles primaires et sécondaires ainsi que le travail de lobbying et advocacy aux niveaux local, régional et international.