Le 19 septembre 2016 : journée des urnes décrétée par la société civile

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thumb helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">7 isoloirs, 9 urnes et un stylo remis symboliquement à la CENI/Sud-Kivu pour réclamer de la tenue des élections dans les délais constitutionnels

 

A l’appel du Consortium de la société civile pour la mise en œuvre de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU (Consortium R2277), les habitants de la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, ont répondu positivement ce lundi 19 septembre 2016 et ont participé massivement à une procession visant à réclamer à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et au gouvernement congolais la tenue de l’élection présidentielle pour permettre une alternance pacifique au sommet de l’Etat dans les délais fixés par la Constitution. La foule nombreuse est venue de trois communes de la ville de Bukavu et de diverses couches sociales et politiques. Le Consortium R2277 dont l’asbl Héritiers de la Justice est à la fois membre fondateur et membre du comité national de pilotage a décrété la date du 19 septembre 2016 « Journée des urnes » parce qu’elle correspond au délai par la constitution de la RD Congo pour que la CENI convoque l’électorat au scrutin présidentiel. Les manifestants pacifiques étaient porteurs d’un mémorandum, d’un lot symbolique des kits électoraux constitués de sept isoloirs et neuf urnes qu’ils ont remis à la CENI, bureau de représentation provinciale du Sud-Kivu. Certains manifestaient sifflaient frénétiquement tout au long de la marche pour signifier à la CENI et aux autorités politiques que l’heure est arrivée pour organiser les élections.

 

Au Consortium R2277 organisateur de la marche, se sont joints des membres de plusieurs organisations de la société civile et de mouvements citoyens dont la Fondation Panzi, la Lutte pour le changement (LUCHA), Filimbi, la Synergie de 40 ONG (S40), le Front citoyen 2016, le mouvement des Indignés, le Barza du Sud-Kivu, le Club des Amis de Moïse Katumbi ainsi que des partis et mouvements politiques d’opposition qui ne participent pas au Dialogue national qui se tient depuis le 1er septembre à Kinshasa. Au nombre de ces structures politiques l’on a noté la présence des partis membres du Rassemblement des forces acquises au changement dont l’UDPS, le MSR, l’UNADEF, l’UNAFEC, l’ARC, le PND, le MPIR, etc.

 

Avant de se diriger au Bureau provincial de la CENI, point de chute de la marche, situé dans le bâtiment de la Poste entre les avenues Kibombo et Kasongo dans la commune d’Ibanda où les attendaient Mr Gaudens Maheshe, le Secrétaire exécutif provincial de la centrale électorale, et ses collaborateurs, les manifestants venus en plusieurs vagues se sont d’abord rassemblés devant le Bureau de coordination de la Société civile situé non loin de là sur l’avenue de la Cathédrale.

 

Arrivés à l’esplanade de l’hôtel de postes où ils ont été accueillis par le Secrétaire exécutif provincial de la CENI, les manifestants ont continué à chanter et à scander des slogans qui désapprouvent les manœuvres politiques en faveur du ‘glissement électoral’, du 3ème mandat et de la mise en place d’un gouvernement de transition à l’issue du dialogue. Aussi, hissaient-ils des urnes et des isoloirs fabriqués localement à l’aide des morceaux de planches et de pagnes des femmes et brandissaient-ils des calicots sur lesquels on pouvait notamment lire : « Le 19 septembre annonce les 90 jours fixés par la constitution pour convoquer l’électorat », « Le dialogue ne remplace pas la constitution », « La LUCHA exige le respect de la Constitution », « L’alternance démocratique ne se décrète pas, elle se prépare. Nous voulons les élections présidentielles dans le délai constitutionnel », « La CENI et Kabila sont coupables de la haute trahison », « Kabila doit partir le 19/12/2016 », etc.

 

Prenant la parole pour la circonstance, le modérateur du jour, Mr Bosco Muhemeri, a entonné l’hymne national, le débout congolais, puis il a remercié les manifestants pour leur forte mobilisation à cette action citoyenne qui témoigne de la détermination du peuple à faire valoir pacifiquement son droit civique élire régulièrement à des échéances fixées par la loi fondamentale ses dirigeants. Il a par la suite circonscrit l’événement en précisant que le peuple congolais est mobilisé pour faire échec aux manœuvres dilatoires de la classe politique visant à obstruer l’organisation cette année 2016 de la première alternance politique civilisée et apaisée au sommet de l’Etat à l’issue du scrutin présidentiel que la CENI doit impérativement organisé avant le 20 décembre prochain conformément à la constitution.

 

Il a alors passé le micro au chef de fil du Consortium R2277, Mr Raphaël Wakenge, qu’il a invité de lire et de remettre à la CENI le mémorandum préparé pour la journée des urnes par la société civile. Il est ressorti du mémo lu que l’objectif de la manifestation est d’amener la centrale électorale et le gouvernement congolais à respecter l’article 73 de la Constitution qui veut que l’électorat pour l’élection présidentielle soit convoqué quatre-vingt-dix jours avant la fin du mandat du premier en exercice. Aussi, le Consortium a-t-il exigé la libération des acteurs des mouvements citoyens récemment incarcérés notamment à Kinshasa pour avoir fait preuve de leurs droits légaux et libertés fondamentales de réunion et d’expression en prévision de la journée de cette 19 septembre 2016.

 

Il a, en plus, fait exhiber le matériel électoral produit localement dans des villages par des jeunes congolais. Il a demandé à la CENI à revoir à la baisse ses prévisions budgétaires pour les élections en vue en recourant aux matériels électoraux ‘made in DRC’ peu coûteux en termes d’achat et de transport.

 

Pour clore, le Point focal national du Consortium R2277 a remercié ceux qui ont contribué à la confection de ce matériel et a annoncé la disponibilité de la population à faire plus, même par une contribution financière, pour que les élections impératives aient lieu aux dates indiquées par la constitution de la République.

 

Réceptionnant le mémorandum, Mr Gaudens Maheshe, responsable provincial de la CENI, a rassuré les manifestants que ce document sera aussitôt transmis à sa hiérarchie à Kinshasa compétente d’y répondre. Ensuite, il s’est imprégné des matériels électoraux apportés à son institution d’appui à la démocratie. Il a salué l’ingéniosité des fabricants et l’esprit civique des organisateurs et des manifestants.

 

Les délégués des mouvements citoyens et des partis politiques représentés ont aussi pris la parole. Ils ont à leur tour unanimement exprimé leur détermination à barrer la route à toutes les initiatives de la Majorité présidentielle au pouvoir et de ceux qui sont au dialogue à vouloir prolongé le mandat du Président actuel au-delà de son second et dernier mandat qui prend constitutionnellement fin le 20 décembre 2016. Ils ont demandé au peuple de rester en alerte car d’autres actions pourront être entreprises dans les prochains jours au cas où rien de positif n’est fait par la CENI et le gouvernement.

 

Ensuite, les membres des mouvements citoyens LUCHA et Filimbi ont alors procédé à la démonstration sur l’utilisation du matériel électoral symbolique apporté ce matériel en simulant les opérations à mener le jour du vote. Enfin, sous les applaudissements frénétiques des manifestants, les jeunes des mouvements citoyens ont remis au Secrétaire exécutif provincial de la CENI tous les matériels apportés et la foule s’est retirée pacifiquement, chacun rentrant dans ses activités ou chez lui.

 

Du début à la fin, la marche a été encadrée par des éléments de la Police nationale congolaise et, à la grande satisfaction des organisateurs, aucun incident malheureux n’a été déploré.

 

Bukavu, le 19/09/2016

 

Héritiers de la Justice, asbl

 

Le 19 septembre 2016 : journée des urnes décrétée par la société civile

7 isoloirs, 9 urnes et un stylo remis symboliquement à la CENI/Sud-Kivu pour réclamer de la tenue des élections dans les délais constitutionnels

 

A l’appel du Consortium de la société civile pour la mise en œuvre de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU (Consortium R2277), les habitants de la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, ont répondu positivement ce lundi 19 septembre 2016 et ont participé massivement à une procession visant à réclamer à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et au gouvernement congolais la tenue de l’élection présidentielle pour permettre une alternance pacifique au sommet de l’Etat dans les délais fixés par la Constitution. La foule nombreuse est venue de trois communes de la ville de Bukavu et de diverses couches sociales et politiques. Le Consortium R2277 dont l’asbl Héritiers de la Justice est à la fois membre fondateur et membre du comité national de pilotage a décrété la date du 19 septembre 2016 « Journée des urnes » parce qu’elle correspond au délai par la constitution de la RD Congo pour que la CENI convoque l’électorat au scrutin présidentiel. Les manifestants pacifiques étaient porteurs d’un mémorandum, d’un lot symbolique des kits électoraux constitués de sept isoloirs et neuf urnes qu’ils ont remis à la CENI, bureau de représentation provinciale du Sud-Kivu. Certains manifestaient sifflaient frénétiquement tout au long de la marche pour signifier à la CENI et aux autorités politiques que l’heure est arrivée pour organiser les élections.

 

Au Consortium R2277 organisateur de la marche, se sont joints des membres de plusieurs organisations de la société civile et de mouvements citoyens dont la Fondation Panzi, la Lutte pour le changement (LUCHA), Filimbi, la Synergie de 40 ONG (S40), le Front citoyen 2016, le mouvement des Indignés, le Barza du Sud-Kivu, le Club des Amis de Moïse Katumbi ainsi que des partis et mouvements politiques d’opposition qui ne participent pas au Dialogue national qui se tient depuis le 1er septembre à Kinshasa. Au nombre de ces structures politiques l’on a noté la présence des partis membres du Rassemblement des forces acquises au changement dont l’UDPS, le MSR, l’UNADEF, l’UNAFEC, l’ARC, le PND, le MPIR, etc.

 

Avant de se diriger au Bureau provincial de la CENI, point de chute de la marche, situé dans le bâtiment de la Poste entre les avenues Kibombo et Kasongo dans la commune d’Ibanda où les attendaient Mr Gaudens Maheshe, le Secrétaire exécutif provincial de la centrale électorale, et ses collaborateurs, les manifestants venus en plusieurs vagues se sont d’abord rassemblés devant le Bureau de coordination de la Société civile situé non loin de là sur l’avenue de la Cathédrale.

 

Arrivés à l’esplanade de l’hôtel de postes où ils ont été accueillis par le Secrétaire exécutif provincial de la CENI, les manifestants ont continué à chanter et à scander des slogans qui désapprouvent les manœuvres politiques en faveur du ‘glissement électoral’, du 3ème mandat et de la mise en place d’un gouvernement de transition à l’issue du dialogue. Aussi, hissaient-ils des urnes et des isoloirs fabriqués localement à l’aide des morceaux de planches et de pagnes des femmes et brandissaient-ils des calicots sur lesquels on pouvait notamment lire : « Le 19 septembre annonce les 90 jours fixés par la constitution pour convoquer l’électorat », « Le dialogue ne remplace pas la constitution », « La LUCHA exige le respect de la Constitution », « L’alternance démocratique ne se décrète pas, elle se prépare. Nous voulons les élections présidentielles dans le délai constitutionnel », « La CENI et Kabila sont coupables de la haute trahison », « Kabila doit partir le 19/12/2016 », etc.

 

Prenant la parole pour la circonstance, le modérateur du jour, Mr Bosco Muhemeri, a entonné l’hymne national, le débout congolais, puis il a remercié les manifestants pour leur forte mobilisation à cette action citoyenne qui témoigne de la détermination du peuple à faire valoir pacifiquement son droit civique élire régulièrement à des échéances fixées par la loi fondamentale ses dirigeants. Il a par la suite circonscrit l’événement en précisant que le peuple congolais est mobilisé pour faire échec aux manœuvres dilatoires de la classe politique visant à obstruer l’organisation cette année 2016 de la première alternance politique civilisée et apaisée au sommet de l’Etat à l’issue du scrutin présidentiel que la CENI doit impérativement organisé avant le 20 décembre prochain conformément à la constitution.

 

Il a alors passé le micro au chef de fil du Consortium R2277, Mr Raphaël Wakenge, qu’il a invité de lire et de remettre à la CENI le mémorandum préparé pour la journée des urnes par la société civile. Il est ressorti du mémo lu que l’objectif de la manifestation est d’amener la centrale électorale et le gouvernement congolais à respecter l’article 73 de la Constitution qui veut que l’électorat pour l’élection présidentielle soit convoqué quatre-vingt-dix jours avant la fin du mandat du premier en exercice. Aussi, le Consortium a-t-il exigé la libération des acteurs des mouvements citoyens récemment incarcérés notamment à Kinshasa pour avoir fait preuve de leurs droits légaux et libertés fondamentales de réunion et d’expression en prévision de la journée de cette 19 septembre 2016.

 

Il a, en plus, fait exhiber le matériel électoral produit localement dans des villages par des jeunes congolais. Il a demandé à la CENI à revoir à la baisse ses prévisions budgétaires pour les élections en vue en recourant aux matériels électoraux ‘made in DRC’ peu coûteux en termes d’achat et de transport.

 

Pour clore, le Point focal national du Consortium R2277 a remercié ceux qui ont contribué à la confection de ce matériel et a annoncé la disponibilité de la population à faire plus, même par une contribution financière, pour que les élections impératives aient lieu aux dates indiquées par la constitution de la République.

 

Réceptionnant le mémorandum, Mr Gaudens Maheshe, responsable provincial de la CENI, a rassuré les manifestants que ce document sera aussitôt transmis à sa hiérarchie à Kinshasa compétente d’y répondre. Ensuite, il s’est imprégné des matériels électoraux apportés à son institution d’appui à la démocratie. Il a salué l’ingéniosité des fabricants et l’esprit civique des organisateurs et des manifestants.

 

Les délégués des mouvements citoyens et des partis politiques représentés ont aussi pris la parole. Ils ont à leur tour unanimement exprimé leur détermination à barrer la route à toutes les initiatives de la Majorité présidentielle au pouvoir et de ceux qui sont au dialogue à vouloir prolongé le mandat du Président actuel au-delà de son second et dernier mandat qui prend constitutionnellement fin le 20 décembre 2016. Ils ont demandé au peuple de rester en alerte car d’autres actions pourront être entreprises dans les prochains jours au cas où rien de positif n’est fait par la CENI et le gouvernement.

 

Ensuite, les membres des mouvements citoyens LUCHA et Filimbi ont alors procédé à la démonstration sur l’utilisation du matériel électoral symbolique apporté ce matériel en simulant les opérations à mener le jour du vote. Enfin, sous les applaudissements frénétiques des manifestants, les jeunes des mouvements citoyens ont remis au Secrétaire exécutif provincial de la CENI tous les matériels apportés et la foule s’est retirée pacifiquement, chacun rentrant dans ses activités ou chez lui.

 

Du début à la fin, la marche a été encadrée par des éléments de la Police nationale congolaise et, à la grande satisfaction des organisateurs, aucun incident malheureux n’a été déploré.

 

Bukavu, le 19/09/2016

 

Héritiers de la Justice, asbl

 

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Héritiers de la Justice (HJ) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs.
Créée en 1991, Héritiers de la Justice figure parmi les toutes premières organisations des droits de la personne, nées juste après la libéralisation des activités politiques et le début du processus de démocratisation au Congo (Zaïre a l’époque) et dans la Région des Grands Lacs en général.
Héritiers de la Justice a été fondée par trois personnalités de la Région, soucieuses du niveau de répression des populations civiles sous le régime dictatorial de Mobutu ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en milieux urbains.
Apres une étude menée sur le terrain dans quelques 30 villages du Kivu, Héritiers de la Justice était convaincu que c’est a cause du fait que la population était quasi totalement ignorante de ses droits et devoirs qu’elle était victimisee.
Actuellement Héritiers de la Justice travaille avec plus de 60 organisation à la base dans les villages et villes du Kivu en particulier et dans la région des Grands Lacs en général. Ses activités sont tissées au tour de 4 domaines principaux à savoir:

  • Formation et capacitation des leaders locaux;
  • Dissémination de l'information visant à éduquer la masse sur les questions des droits de l'homme;
  • Coéxistence et acceptation mutuelle entre les communautés, la promotion de la paix à travers la facilitation d'un dialogue intercommunautaire et
  • Enseignement des droits humains et la paix dans les écoles primaires et sécondaires ainsi que le travail de lobbying et advocacy aux niveaux local, régional et international.