Marche de soutien à l’honorable Vital Kamerhe par les membres de l’UNC/Sud-Kivu à Bukavu

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doctor helvetica, generic sans-serif; font-size: 12pt;">Le vendredi 21/10/2016, les membres de l’UNC/Sud-Kivu et alliés à Bukavu ont organisé une marche pacifique de soutien à monsieur Vital Kamerhe, Président national du parti politique dénommé Union pour la Nation Congolaise (UNC) et Co-facilitateur du dialogue, et à l’Accord politique issu dudit dialogue qui avait commencé le 1er septembre 2016 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa et qui s’est achevé le 18/10/2016 par la signature de l’Accord précité.

Commencée à la Place Mulamba vers 11h00 avec comme itinéraire Place Mulamba – Rond-point Nyawera – SONAS – Place de la Paix, cette manifestation a eu comme point de chute l’esplanade de la Grande poste de Bukavu aux environs de 14h00.

 

Prenant la parole pour la circonstance, Mr. Amato Bayubasire Mirindi, Secrétaire Exécutif adjoint chargé de la mobilisation au sein de l’UNC/Sud-Kivu, a remercié les manifestants pour avoir trouvé de l’intérêt de se joindre à eux dans le souci de commémorer cette journée. Il a à cette occasion salué toutes les personnes qui auraient bien voulu participer à la marche mais qui ont été empêchées par diverses occupations.

 

Selon lui, l’objectif de cette marche consistait à démontrer à la face du monde que le Sud-Kivu est derrière Kamerhe.

 

Dans son speech, l’orateur précité a dit au public qu’au lendemain des élections de 2011, monsieur Vital Kamerhe avait exprimé le désir de dialoguer avec le Chef de l’Etat élu ainsi que Tshisekedi mais c’était en vain d’autant plus que ces derniers avaient chacun son agenda caché. Ces deux dernières personnalités de la RD Congo avaient refusé parce qu’elles avaient chacune l’ambition de devenir Président de la RDC. L’orateur a annoncé que ces deux hautes autorités, qui avaient prêté serment en qualité de président de la RD Congo, sont fin mandat ; le 19/12/2016 pour le Président Joseph Kabila et le 23/12/2016 pour Mr Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

 

Lorsque Vital Kamerhe avait refusé le dialogue pour demander la tenue des élections présidentielles et législatives dans le délai constitutionnel, l’UDPS et la majorité présidentielle avaient souscrit à ce dialogue et ont rejeté les élections aux oubliettes.

 

Trouvant que la tenue des élections dans le délai constitutionnel devenait de plus en plus impossible, monsieur Vital Kamerhe a accepté d’aller au dialogue. Alors, Etienne Tshisekedi s’est retiré du dialogue. Aussi, l’entretien de Vital Kamerhe avec le Médiateur Edem Kodjo l’a encouragé et rassuré jusqu’à ce qu’à la sortie de leur rencontre, Edem Kodjo a déclaré avoir trouvé un homme qui est intelligent, qui maîtrise la situation de son pays et qui a des propositions de solution.

 

Vital Kamerhe a pu suivre l’exemple de Mandela qui a fait 27 ans de prison mais puis il est revenu au dialogue pour faire avancer son pays.

 

Il faut noter que le dialogue dans lequel la négociation a duré 45 jours a abouti à la rédaction d’un Accord politique et sa signature qui a programmé les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales le 29/04/2018 et la remise et reprise du pouvoir entre le président sortant et son successeur en date du 10 mai 2018.

 

Ceci étant, les dates importantes ci-après ont été signalées :

v  18/10/2016, fin du dialogue par la signature de l’Accord politique ;

v  7/11/2016 : publication du calendrier électoral

v  9/11/2016 : investiture du 1er ministre au parlement et présentation du programme du gouvernement de transition

v  31/07/2017 : fin des opérations d’enrôlement et révision du fichier électoral prêt et disponible

v  30/10/2017 : convocation du corps électoral

v  30/11/2017 : dépôt des candidatures pour les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales

v  29/04/2018 : élections présidentielles, législatives nationales et provinciales,

v  10/05/2018 : prestation de serment du nouveau président élu.

 

Mr Amato Bayubasire a montré que la gestion de la province ne doit plus rester seule à l’apanage de la majorité présidentielle pendant la transition. Cette majorité doit se la partager avec l’opposition. Cela a poussé l’orateur de lancer la campagne « Coup sur coup » où tout le monde trouve son compte alors que cette affirmation ne se retrouve nulle part dans l’Accord signé.

 

Il a ensuite signalé que l’UNC n’est pas dans la société civile. C’est pourquoi, les membres de la Société civile qui veulent être des politiciens doivent adhérer dans les partis politiques et non pas se camoufler en cherchant des postes dans les partis politiques pendant la nuit.

 

Mr. Namur Katintima, Secrétaire urbain chargé de mobilisation et ripostes au sein de l’UNC, a déclaré qu’Etienne Tshisekedi a évité le dialogue pour nous amener à un régime qu’il appelle « spécial ».

 

Prenant la parole, Mr. Guillaume Bonga Laïsi, le Secrétaire Exécutif de l’UNC dans la province du Sud-Kivu, a soutenu que l’UNC avait l’avantage de participer au dialogue pour maintenir la paix et préparer les élections libres, transparentes et démocratiques dans un climat apaisé.

 

Ensuite, il a demandé aux représentants des partis politiques alliés à l’UNC de se présenter et prononcer un mot en bref. Il s’agit de :

-          Mr. Papy Ilunga a révélé que Mr. Etienne Tshisekedi a été maudit par Lumumba lors de la mort de ce dernier,

-          un membre d’AGIR a annoncé l’alliance de son parti avec l’UNC se basant sur la souplesse de son fondateur. Il a prêché l’unité nationale.

-          Tshibasu de l’UNC/Nord-Kivu a prôné l’unité du pays, d’abord en saluant tout le monde dans diverses langues nationales et en disant que la RDC reste « UN » et indivisible.

 

Enfin, Guillaume Bonga Laïsi a remercié les manifestants pour leur disponibilité et l’Hymne national a été chanté pour clôturer les manifestations aux environs de 14h00.

 

L’asbl Héritiers de la Justice se réjouit que cette marche des membres de l’UNC encadrée par les force de l’ordre se soit, du début à la fin, passée dans le calme sans casse ni provocation. Néanmoins, comme d’aucuns congolais, elle s’interroge sur la force spéciale que disposerait cet Accord pouvant contraindre le Président de la République et sa Majorité au pouvoir à le respecter, eux qui n’ont pas toutes ces années fléchi devant la Constitution du pays.

 

Héritiers de la Justice attend voir les nouveaux dirigeants de la RD Congo s’occuper de la sécurité des personnes et de leurs biens, du social du peuple et permettre à l’appareil judiciaire de faire correctement son travail en toute indépendance lui reconnue par la Constitution.

 

Bukavu, le 21/10/2016

 

Héritiers de la Justice

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Héritiers de la Justice (HJ) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs.
Créée en 1991, Héritiers de la Justice figure parmi les toutes premières organisations des droits de la personne, nées juste après la libéralisation des activités politiques et le début du processus de démocratisation au Congo (Zaïre a l’époque) et dans la Région des Grands Lacs en général.
Héritiers de la Justice a été fondée par trois personnalités de la Région, soucieuses du niveau de répression des populations civiles sous le régime dictatorial de Mobutu ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en milieux urbains.
Apres une étude menée sur le terrain dans quelques 30 villages du Kivu, Héritiers de la Justice était convaincu que c’est a cause du fait que la population était quasi totalement ignorante de ses droits et devoirs qu’elle était victimisee.
Actuellement Héritiers de la Justice travaille avec plus de 60 organisation à la base dans les villages et villes du Kivu en particulier et dans la région des Grands Lacs en général. Ses activités sont tissées au tour de 4 domaines principaux à savoir:

  • Formation et capacitation des leaders locaux;
  • Dissémination de l'information visant à éduquer la masse sur les questions des droits de l'homme;
  • Coéxistence et acceptation mutuelle entre les communautés, la promotion de la paix à travers la facilitation d'un dialogue intercommunautaire et
  • Enseignement des droits humains et la paix dans les écoles primaires et sécondaires ainsi que le travail de lobbying et advocacy aux niveaux local, régional et international.