Education

PDFImprimerEnvoyer

L’asbl Héritiers de la Justice a organisé régulierement des sessions de formation en faveur des femmes marginalisées.

 

L’objectif global de ces sessions est de renforcer les capacités des femmes membres des Paillotes de Paix pour qu’elles se prennent en charge dans la défense et la promotion des leurs droits et assument leur responsabilité en vue de contribuer au processus démocratique et la pacification du pays.

 

En plus de cet objectif global, patient les sessions de formation ont comme objectifs spécifiques :

-         outiller les femmes des Paillotes de Paix des connaissances nécessaires de base sur las Droits Humains, doctor les techniques de résolution des conflits ainsi que les mécanismes non violents de revendication de leurs droits

-         Sensibiliser les femmes aux principes démocratiques et électoraux

-         Renforcer les capacités des femmes en matière d’auto-prise en charge socio-économique.

 

 En vue d’atteindre les objectifs assignés à la dite session, healing les thèmes ci-dessous énumérés ont été débattus :

  1. Principes fondamentaux des Droits Humains

  2. Droits de la femme et enjeux démocratiques en RD Congo

  3. Techniques élémentaires de collecte d’information et rédaction des rapports

  4. Mécanismes de transformation des conflits et cohabitation pacifique

  5. Technique de gestion de micro-crédits

 

L’organisation de ces sessions de formation est consécutive aux nombreuses requêtes adressées par ces femmes membres des Paillotes de Paix à Héritiers de la Justice.

 

La majorité de femmes membres de ces PDP sont soit des veuves, soit des divorcées ou des vivants seules. Certaines d’entre elles ont des maris chômeurs. De ce  fait, elles supportent seules le poids de tout leur ménage. Elles doivent faire face à tous les problèmes de survie qui se posent au sein de leur ménage (le manger, le vêtir, la scolarisation des enfants, les soins médicaux, …).

 

Ainsi pour subsister, certaines de ces femmes transportent des pierres dans des carrières, des briques, du sable et d’autres fagots. D’autres font la ronde des quartiers et des campus des étudiants à la recherche du travail (la lessive, la tresse des cheveux, l’entretien des parcelles et des jardins potagers, …).

 

Ce travail pénible et moins rémunérateur que font ces femmes, puisque contraintes par les vicissitudes de la vie, a des conséquences non moins négligeable sur leurs santé causant même la mort de certaines parmi elles.

A cela s’ajoute les tracasseries militaires et policières dont elles sont victimes ainsi que d’autres violences physiques et/ou morales qu’elles subissent de la part de ces mêmes agents de l’ordre et d’autres concitoyens.

 

Discriminées, marginalisées, méprisées,… ces femmes sont la risée de tous et restent, de ce fait, à la remorque de la société, déconnectées de tout ce qui se passe dans le pays.

 

Fort de ce constat, la conscientisation de ces femmes s’est révélée d’une grande nécessité de sorte qu’elles puissent facilement s’intégrer dans la vie sociale en leur faisant découvrir leurs capacités, leur place et leur rôle à jouer dans la construction d’un Congo nouveau et pacifié. Cela n’est possible que par l’apprentissage de ces dernières des notions des Droits Humains et de al Paix.

Héritiers de la Justice (HJ) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs.
Créée en 1991, Héritiers de la Justice figure parmi les toutes premières organisations des droits de la personne, nées juste après la libéralisation des activités politiques et le début du processus de démocratisation au Congo (Zaïre a l’époque) et dans la Région des Grands Lacs en général.
Héritiers de la Justice a été fondée par trois personnalités de la Région, soucieuses du niveau de répression des populations civiles sous le régime dictatorial de Mobutu ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en milieux urbains.
Apres une étude menée sur le terrain dans quelques 30 villages du Kivu, Héritiers de la Justice était convaincu que c’est a cause du fait que la population était quasi totalement ignorante de ses droits et devoirs qu’elle était victimisee.
Actuellement Héritiers de la Justice travaille avec plus de 60 organisation à la base dans les villages et villes du Kivu en particulier et dans la région des Grands Lacs en général. Ses activités sont tissées au tour de 4 domaines principaux à savoir:

  • Formation et capacitation des leaders locaux;
  • Dissémination de l'information visant à éduquer la masse sur les questions des droits de l'homme;
  • Coéxistence et acceptation mutuelle entre les communautés, la promotion de la paix à travers la facilitation d'un dialogue intercommunautaire et
  • Enseignement des droits humains et la paix dans les écoles primaires et sécondaires ainsi que le travail de lobbying et advocacy aux niveaux local, régional et international.