Femmes marginalisées

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«Heritiers de la Justice a mis en place des paillotes de paix pour servir de cadre d’encadrement des femmes marginalisées : femmes porteuses, ask femmes victimes des violations des droits de l’homme et spécialement des violences sexuelles, prostate femmes déplacées épouses des défenseurs des droits de l’homme. Héritiers de la Justice les assiste gratuitement sur le plan juridique et judiciaire et les appuie en organisation. « Paillotes de Paix » est le nom désignant les structures crées par Héritiers de la Justice pour servir de cadre de rencontre et d’encadrement des femmes marginalisées.

 

Ces femmes sont pour la plupart veuves, illness divorcées ou vivant seules ; certaines d’entre elles ont des maris qui sont en chômage. Elles n’ont pas eu à faire le choix de leur travail mais les vicissitudes de la vie les y ont contraintes. Ces femmes sont liées par le travail qu’elles réalisent mais aussi par leur idéal qu’est la paix.   

Héritiers de la Justice est parvenue à créer 3 paillotes de paix dont « Rhukole  kuguma, » de la langue « shi » qui veut dire « travaillons ensemble » regroupant de  femmes transporteuses de pierres de la carrière de Karhondo à Kasihe, « les Sages  »de Cimpunda et « Maendeleo » mot swahili signifiant « le développement » du Beach Muhanzi qui regorgent les catégories de femmes précitées .Chaque Paillote de paix travaille avec un comité chapeauté par une présidente, une vice, une secrétaire, une trésorière. 

 Elles se réunissent une à deux fois le mois pour échanger  sur la résolution pacifique des conflits dans leur groupe respectif, au niveau familial et sociétal ; les droits humains en général et ceux de la femme et de l’enfant en particulier. Elles réalisent des cotisations à la limite de leurs moyens précaires, elles résolvent les différends qui les opposent, elles dénoncent certains cas de violations dont elles sont victimes dans l’exercice de leur métier, elles s’entraident mutuellement. 

Les résultats de ces rencontres sont probants, nous pouvons nous féliciter que ces femmes se concertent, font de petites cotisations à la limite de leurs moyens, résolvent les différends qui les opposent, dénoncent certains cas de violations dont elles sont victimes dans l’exercice de leur métier, se solidarisent et s’entraident.   

La situation économique de ces femmes reste déplorable, elles ne gagnent presque rien malgré le travail épuisant qu’elles réalisent à la longueur des journées et la lourde facture qu’elles payent de ce métier sont : perte en vies humaines, injure et dédain, avortement, maux de tête et autres maladies liées à ce travail de transport  des fardeaux.  

Héritiers de la justice  se propose de répondre à leur aspiration en les outillant davantage  pour une culture démocratique, qui une fois acquise leur évitera de tomber dans les pièges de  politiciens démagogues qui leur corrompent souvent lors de l’organisation des élections, pour des fins égoïstes par l’octroi de certains biens du fait qu’elles n’étaient pas préparées.

Héritiers de la justice est convaincue que, une fois formées dans certains domaines, les femmes de ces paillotes de paix, longtemps marginalisées peuvent retrouver leur dignité et leur place dans la société.  Ce qui les aiderait à jouer un rôle positif dans la transition et à s’impliquer positivement dans le choix des dirigeants de demain et au changement des attitudes de la population et des autorités à leur égard

Héritiers de la Justice (HJ) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs.
Créée en 1991, Héritiers de la Justice figure parmi les toutes premières organisations des droits de la personne, nées juste après la libéralisation des activités politiques et le début du processus de démocratisation au Congo (Zaïre a l’époque) et dans la Région des Grands Lacs en général.
Héritiers de la Justice a été fondée par trois personnalités de la Région, soucieuses du niveau de répression des populations civiles sous le régime dictatorial de Mobutu ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en milieux urbains.
Apres une étude menée sur le terrain dans quelques 30 villages du Kivu, Héritiers de la Justice était convaincu que c’est a cause du fait que la population était quasi totalement ignorante de ses droits et devoirs qu’elle était victimisee.
Actuellement Héritiers de la Justice travaille avec plus de 60 organisation à la base dans les villages et villes du Kivu en particulier et dans la région des Grands Lacs en général. Ses activités sont tissées au tour de 4 domaines principaux à savoir:

  • Formation et capacitation des leaders locaux;
  • Dissémination de l'information visant à éduquer la masse sur les questions des droits de l'homme;
  • Coéxistence et acceptation mutuelle entre les communautés, la promotion de la paix à travers la facilitation d'un dialogue intercommunautaire et
  • Enseignement des droits humains et la paix dans les écoles primaires et sécondaires ainsi que le travail de lobbying et advocacy aux niveaux local, régional et international.