Enfin, le début des audiences du procès sur les massacres répétés de Mutarule en territoire d’Uvira dans la province du Sud-Kivu

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Mardi, 30 Août 2016 20:39

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Le vendredi 12 août 2016, ont été ouvertes les audiences du procès sur les massacres répétés des populations civiles commis par des hommes armés dans la localité de Mutarule, groupement de Luberizi en chefferie Plaine de la Ruzizi, territoire d’Uvira dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo. Ces audiences sont organisées en chambre foraine par la Cour Militaire du Sud-Kivu déplacée de Bukavu et siégeant en matière répressive. Elles se tiennent, plus de deux après la commission des faits, sur le lieu de crime à Mutarule dans le terrain local de football. Elles ont connu, ce premier jour, une forte affluence des populations locales et d’autres dont des notabilités du territoire venus de Bukavu, Uvira et Sange.

 

7 personnes présumées à la base de ces crimes contre l’humanité, dont des militaires des Forces armées de la RD Congo (FARDC), des miliciens et des civils étaient attendues au procès. Il s’agit de Mr Sheria Kahungu, greffier de la chefferie Plaine de la Ruzizi, du Capitaine Ebanyanyoni dit Commando, du Major Kayumba Nyenyeri, alors commandant du bataillon local des FARDC, de Mr Claude Mirundi, Chef de groupement Luberizi, du Colonel Elias Rubibi, commandant du Régiment FARDC basé à Luvungi, ainsi que des miliciens maï-maï Karakara et Bede Rusagara. Seuls les trois premiers prévenus étaient présents ce premier jour du procès. Le dernier cité, Mr Bede Rusagara est déjà décédé abattu le 29/08/2015 dans la ville d’Uvira par les militaires de « l’Opération Sokola 2 ». L’autre milicien Karakara auteur du vol des vaches des Banyamulenge et des Congolais d’expression burundaise qui aurait été à la base du carnage du 06/06/2014 est toujours dans la brousse. Les deux autres prévenus, Mr Claude Mirundi et colonel Elias Rubibi sont actuellement en dehors de la province du Sud-Kivu. Ce dernier officier supérieur de l’armée sert toujours sous le drapeau à Kinshasa, a dit précisé la Cour.

 

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Assassinat du Colonel Elias Bihishi Rubibi sur fond des massacres de Mutarule

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Dimanche, 28 Août 2016 21:52

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Un jeu de ping-pong

 

Le vendredi 19 août 2016, le Colonel Elias Bihishi Rubibi a été assassiné vers la place dite « Feu vert » au quartier Nyalukemba de la Commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu, province du Sud-Kivu par des hommes armés non identifiés. Son corps était amené à la morgue de l’hôpital général provincial de référence de Bukavu. Cet officier supérieur des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) était le Commandant du Régiment FARDC dont les éléments assuraient la défense de la localité de Mutarule dans la Plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira lorsque 33 personnes civiles ont été lâchement massacrées le 06 juin 2014 dans l’église locale de la 8è CEPAC, dans le Centre de santé et les maisons environnantes.

 

Au lendemain de cet assassinat, les étudiants et les notables de la Communauté Banyamulenge sont allés le samedi 20/08/2016 se plaindre auprès du gouvernement provincial du Sud-Kivu dont les membres étaient réunis en conseil des ministres. Sur un ton ferme, ils ont tous soutenu que les Bafuliiru sont les auteurs de la mort du Colonel Elias, un membre de la communauté Banyamulenge. Ils ont même cité les noms de deux notables Fuliru élus d’Uvira d’en être les commanditaires.

 

Arguant une discrimination dont serait l’objet leur communauté de la part des Bafuliiru dans le territoire d’Uvira et des Babembe dans celui de Fizi et ce, dans une indifférence des pouvoirs publics, ces leaders Banyamulenge, sous la conduite du Président de leur Mutuelle SHIKAMA, Mr Muhamiriza, ont aussi accusé les Babembe de pillage de plusieurs milliers de leurs vaches dans le territoire de Fizi. Ils ont exigé que leur bétail soit remis sans condition après que les étudiants Banyamulenge aient remis au Gouverneur de province du Sud-Kivu un cahier des charges contenant 150 vaches pillées et des personnes tuées à Nemba en territoire de Fizi la semaine qui a précédé. En plus, ont-ils refusé que les Babembe et les Bafuliiru viennent compatir au deuil de leur fils Elias et que le corps du défunt ne soit porté en terre avant que la justice n’ait arrête les auteurs de cet assassinat.

 

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Héritiers de la Justice (HJ) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs.
Créée en 1991, Héritiers de la Justice figure parmi les toutes premières organisations des droits de la personne, nées juste après la libéralisation des activités politiques et le début du processus de démocratisation au Congo (Zaïre a l’époque) et dans la Région des Grands Lacs en général.
Héritiers de la Justice a été fondée par trois personnalités de la Région, soucieuses du niveau de répression des populations civiles sous le régime dictatorial de Mobutu ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en milieux urbains.
Apres une étude menée sur le terrain dans quelques 30 villages du Kivu, Héritiers de la Justice était convaincu que c’est a cause du fait que la population était quasi totalement ignorante de ses droits et devoirs qu’elle était victimisee.
Actuellement Héritiers de la Justice travaille avec plus de 60 organisation à la base dans les villages et villes du Kivu en particulier et dans la région des Grands Lacs en général. Ses activités sont tissées au tour de 4 domaines principaux à savoir:

  • Formation et capacitation des leaders locaux;
  • Dissémination de l'information visant à éduquer la masse sur les questions des droits de l'homme;
  • Coéxistence et acceptation mutuelle entre les communautés, la promotion de la paix à travers la facilitation d'un dialogue intercommunautaire et
  • Enseignement des droits humains et la paix dans les écoles primaires et sécondaires ainsi que le travail de lobbying et advocacy aux niveaux local, régional et international.
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